Et voici 2 textes réalisés avec pour consigne de faire une suite de texte d'un paragraphe extrait d'Elric de Melniboné de Mickael Moorcock et un autre consistant à créer une histoire courte avec un début et une fin donnée (de mon invention).

Place à l'artiste, Yvain !

Ils chevauchèrent sous une pluie battante qui chantait sur les rochers, accompagnés par les hurlements funèbres du vent. Sous un ciel couleur de plomb, leurs trois petites silhouettes avancèrent rapidement vers la ligne noire des montagnes qui surplombaient le monde comme un Dieu ténébreux. Peut-être était-ce vraiment un Dieu qui riait, alors qu'ils approchaient des premières collines, à moins que ce ne fût le vent s'engouffrant dans le mystérieux inconnu des canyons et des précipices, ou caressant le basalte et le granit des pics solitaires. Des nuages d'orage se formaient autour de ces derniers et le doigt gigantesque des éclairs allait d'un geste saccadé fouiller la terre.

Les pierres se rebellèrent sous l’action des esprits et déchargèrent leur haine en bas du col. Telianor se mit à hurler. Le premier, il avait distingué une forme sombre se rapprocher progressivement de leur position. Le rocher manqua d’écraser Aliane, qui esquiva le danger grâce à son habilité à cheval. Les trois aventuriers se replièrent alors derrière une voute naturelle creusée par le temps. La pluie redoubla. Les chevaux, nerveux, étaient difficiles à tenir et la cavité dans laquelle ils s’étaient réfugiés ne pouvait abriter autant d’êtres.

           Dans le chaos de larmes et du vent venus des hurlements célestes, une menace bien plus grande encore parvient à l’orée du col de Zengass. Alors que Telianor, Aliane et Greztk attendaient patiemment la fin du désordre, une créature sans nom s’avançait devant eux pour leur annoncer leur imminente fin aux Pics Solitaires.

    Quand Aliane devina sa présence, elle lâcha, stupéfaite la bride de son cheval. Ce dernier disparut dans l’ombre. L’assemblée accepta le défi les armes à la main. Ils ignoraient à qui ils faisaient face, mais cela n’avait guère d’importance. Dans leurs yeux ont lisait cette évidence agenouillée devant une mort imminente.

 

 

Le 2ème, toujours d'Yvain

          Elle passa les portes de la ville en se mêlant à la population, marchands, pèlerins, voyageurs et alla droit là où elle était attendue. La ville était bien assez grande pour se perdre, aussi fallait-il faire preuve de prudence pour ne pas tomber sur un coupe-gorge.


          Elle emprunta les voies bruyantes de Sgar Ilia, où les étals de poissons et de laines dessinaient l’allée marchande jusqu’au fort. Arrivée sur la place où trônaient fièrement la statue de l’intendant du 1er Age Fiarhens VI, elle bifurqua vers les quais où dormaient les barques délivrées de leurs lourdes cargaisons. La brume ne laissait entrevoir que les cordes des premières passerelles. A l’entrée des docks, elle descendit un petit escalier en bois et se présenta devant une petite porte ravagée par l’humidité. Elle frappa quatre coups avec lenteur et la porte s’entrouvrit brusquement, laissant apparaître un visage suspicieux. Un homme barbu, après vive reconnaissance, la salua et lui demanda d’entrer prestement.A l’intérieur, on devinait deux autres hommes éclairés par la lumière des torches. Elle se présenta d’un simple signe de la tête, puis un bref silence envahit la pièce.

              Elle sortit alors un petit coffret de sa poche et le posa sur une petite table, à proximité d’un écoulement de cire.

              Le contact s’empara de la boîte et vérifia la marchandise. Il lui adressa alors un regard signe d’acquiescement.

             Cette affaire était terminée, elle n'avait plus rien à faire ici. Prenant sa bourse qui l'attendait sur la table, à côté des chandelles, elle partit sans demander son reste.