Même consigne que précedemment mais par Thierry

Ils chevauchèrent sous une pluie battante qui chantait sur les rochers, accompagnés par les hurlements funèbres du vent. Sous un ciel couleur de plomb, leur trois petites silhouettes avancèrent rapidement vers la ligne noire des montagnes qui surplombaient le monde comme un Dieu ténébreux. Peut-être était-ce vraiment un Dieu qui riait, alors qu'ils approchaient des premières collines, à moins que ce ne fût le vent s'engouffrant dans le mystérieux inconnu des canyons et des précipices, ou caressant le basalte et le granit des pics solitaires. Des nuages d'orage se formaient autour de ces derniers et le doigt gigantesque des éclairs allait d'un geste saccadé fouiller la terre.

Plantée au sommet d'un pic aux falaises acérés, surplombée de ce ciel éternellement menaçant, se dresse Cumorg, une sombre demeure de pierres aux flèches pointant les cieux comme un défi permanent lancé à d'ineffables puissances surnaturelles.
Les trois cavaliers noires font grimper leurs puissantes montures, naseaux dilatés, bouches fumantes, sur l'unique route qui monte au château, étroite, escarpée et tortueuse, bordée par un précipice meurtrier. Sur leur passage, des pierres dévalent la falaise en torrent.

A l’intérieur du castel, dans la salle d’où s’ouvre le pont-levis, la grande roue autour de laquelle s’enroule une lourde chaîne se met à tourner toute seule, comme actionné par un fantôme de géant. Le tablier s’abaisse pour laisser entrer à brides abattus les nouveaux arrivants. Les trois cavaliers, encapuchonnés, mettent pieds à terre dans l’écurie. L’un d’eux, d’un geste, intime l’ordre aux autres de l’attendre et prend la direction du haut donjon de pierre noir sans qu’aucun des gardes du bastion, comme envoûté, ne puissent s’interposer.

A l’intérieur, la silhouette abandonne son long manteau détrempé sur le sol comme une mue. C’est une très jeune femme, grande et mince, qui se présente ainsi dans la grande salle de Cumorg. Ses yeux sont noirs et ses cheveux bruns sont coupés très courts. Son nez et ses pommettes bronzées sont saupoudrés de taches de rousseurs. Elle porte un pourpoint et une jupe longue de velours renforcé, bleus sur violet. Les lourdes portes de la salle s'ouvre pour la laisser passer et se referme derrière elle. L’Amonfadar, ogre massif, est assis, calé dans un grand fauteuil capitonné de velours noir devant l'antre d'une cheminée colossale, le visage dans l’ombre. Il tient ouvert un livre de philosophie moderne.

- Mes hommages… cousin, commence la jeune femme avec malice. Quel exploit ! En moins de 30 ans, vous avez soufflé une ombre a un seigneur du Chaos. Je reconnais là notre sang.

L'Amonfadar reste silencieux.

- Je viens à toi parce que tu peux m'être utile. Je vais te payer grassement mais il faudra m'être fidèle... du moins autant que peut l'être une personne de la famille. Je peux t'inviter à manger quelque chose ?

Elle ferme les yeux tout en conservant son sourire. Elle les ouvre sur une table de banquet médiéval débordante de nourritures avec de confortables fauteuils à chaque extrémité. Sans aucune réaction, Fost regarde la jeune femme s'assoir.

- Tu n'est pas facile à surprendre. C'est un atout pour une personne de ta qualité. Cela éloigne le ridicule et renforce l'image d'invulnérabilité qui est celle des grands, dit la jeune femme sur le ton de la conversation.

L’Amonfadar ne répond pas.

- Ma présence fait naître des questions, n'est-ce pas ? Je vais répondre à certaines d'entre elle. Michel, c'est bien ton prénom, le vrai ?

L'Amonfadar ne répond pas.

- Michel, tu es de sang royale. Il n'en existe pas de plus royal dans tout l'empire. Le sang d'Obéron coule dans tes veines. Michel, tu es un prince d'Ambre.

La jeune femme attend l'effet de sa déclaration sybilline. L'Amonfadar écoute. Elle récite :

- De substance, il n'y a qu'Ambre, la cité réelle, édifiée sur la Terre et qui contient tout. Ambre par son existence même, a fait naître ses reflets dans toutes les directions. L'Ombre s'étend entre Ambre et le chaos, et toute chose peut arriver entre ces limites. Ton empire n'est qu'une ombre d'Ambre, Michel. Il n'y a que toi et moi qui sommes réels ici. Si l'on est prince ou princesse de sang, on peut modifier les ombres jusqu'à atteindre l'ombre désirée voir Ambre elle-même. Mais vous apprendez cela en temps voulu. Donnez moi la main, je vais vous montrer.

Elle lui tend la main. Dehors la tempête enrage de plus belle. Michel s'ébranle comme une statue de marbre noir, se lève... Il mesure presque deux mètres et il est vêtu d'un ample manteau sombre dont le capuchon dissimule son visage. Le monstre tend une paluche énorme à la gamine.

- Regardez la cheminée, dit-elle

Ils font un pas à la manière de danseurs de menuet ; le deu disparaît. Un autre pas, le couple se retrouve dans l'obscurité. Le silence se fait. Un pas, l'obscurité se change en pénombre, la pénombre en sous-bois, le sous-bois en clairière.

- Nous sommes dans une ombre voisine, un monde à côté du votre dans mon esprit, explique-t-elle.

Elle s'assoit dans l'herbe. Il fait nuit. l'air est meilleur qu'à Cumorg. Michel reste debout.

- Vous avez vous aussi ce pouvoir à l'état latent. Mais pour l'exprimer, il vous faudra passer une épreuve. Pour cela il vous faudra aller en Ambre et traverser la Marelle.

Elle le regarde droit dans les yeux. Elle effleure son esprit. Elle sent à quel point il est fort malgré son âge.

- Je vais vous expliquer...

Michel écoute la jeune femme parler d'Ambre et de la Marelle originel. Elle lui dresse un tableau de la cour d'Ambre et de son histoire. Elle nomme les trois premiers rois d'Ambre : Obéron, Eric, et l'actuel roi Random. Elle décrit sommairement la guerre de succession que se livrent les princes d'Ambre, lui parle des menaces que celle-ci a fait courir au royaume. Elle insiste plus particulièrement sur l'étrange pouvoir dont le sang d'Ambre est dépositaire.

- Michel, Ambre est la seule réalité. Elle est en de mauvaises mains. Le roi est faible et mal conseillé. Ces ennemis sont forts, invisibles et trop près du trône.

La jeune femme est toujours assise dans la clairière. Michel est debout et lui tourne le dos.

- Je vais vous aider à regagner votre rang, Michel d'Ambre.

- En échange de quoi... vous m'aidez à donner une leçon au roi Random pour qu'il reconsidère ses appuis politiques.

Michel considère la question un long moment.

- Je vous écoute, conclut-il.

- Je vais vous donner un moyen d'accéder à la salle de la Marelle dans les caves du château d'Ambre.

Elle sort d'un replis de sa jupe une lame de tarot

- Ceci est un atout. Il représente la salle de la Marelle et peut vous y mener. Je vous apprendrez à vous en servir. Sur place, il vous faudra faire vite. Vous emprunterez le chemin dont l'entrée est située sur le pourtour extérieur du cercle. Je dois vous prévenir, c'est dangereux et terriblement éprouvant. La Marelle peut tuer. Suivez le chemin. Ne vous en écartez pas ; ne reculez jamais. Quand vous serez au milieu, vous vous concentrerez sur votre salle du trône pour y revenir. Vous serez transformé à jamais.

- Après quoi...

- Vous conduirez à travers Ombre les guerriers-ouvriers de Cumorg pour assiéger Ambre.

Michel tend la main vers la lame. La jeune femme la ramène à elle.

- Cet atout, c'est un pacte !

Elle lui tend la lame. Michel prend l'objet. Elle lui explique le fonctionnement des atouts. Michel comprend vite et cela semble plaire à la jeune femme. En quelque pas, la jeune femme le ramène dans la salle du trône. Et disparaît comme elle était venu. Michel tient l'Atout dans la main gauche et pose sa main droite sur l'image. Le contact est froid. Le corps s'engourdit, la vision se trouble et Michel se retrouve dans la cave du château entre la lourde porte et les lignes d'énergie de la Marelle...

 

 

Il/elle passa les portes de la ville en se mêlant à la population, marchands, pèlerins, voyageurs et alla droit là où il/elle était attendu. La ville était bien assez grande pour se perdre, aussi fallait-il faire preuve de prudence pour ne pas tomber sur un coupe-gorge.

 

Depuis quelques mois la cité d'Ambre reçoit la visite régulière d'un étrange pêcheur. L'homme est grand et de forte stature. Il porte un ample manteau sombre à larges pans et son visage est toujours dissimulé dans l'ombre d'un grand chapeau rond, noir. Il est chaussé d'énormes croquenots et porte d'épais pantalons gris.

Son bateau, un frêle et sombre esquif de quinze pieds de long, poussé par des voiles auriques noires étrangement gréées, est l'un des plus agiles qu'on ait vu en Ambre. Le pêcheur le dirige avec l'art des grands pilotes de navires. Une paume souple sur la barre et une main rapide sur les cordages de manoeuvres courantes, il se joue des vents, chevauche les courants et contournent, avec l'élégance d'un marsouin, les pièges des passes ambriennes. On dit qu'il est de la confrérie des Navigateurs du Cercle d'Or. Comment pourrait-il en être autrement ? Il semble connaître parfaitement les routes secrètes entre le prime anneau et Ambre.

Impressionnant, il parle haut le thari avec un fort accent du Lambay et ne s'en laisse pas compté sur le prix de ses produits. Il vient pour vendre sa pêche du jour dans la cité et il la vend à prix d'or... en main propre. Il n'accepte pas d'intermédiaire : c'est directement du pêcheur au consommateur. Les maisons les plus riches d'Ambre lui sont ouvertes et lui réservent le meilleur accueil. En effet, l'homme est intarissable sur sa pêche et la cuisine qui s'y rapporte. Il vous parle avec une passion communicatrice, comme on parle d'un amour tout chaud, de fritures, de brandades, de soupes ou de bouillabaisse mais surtout il ramène toujours avec lui les plus extraordinaires prises qu'on ait jamais étalé sur la place du marché d'Ambre : des girelles azurées d'une taille impressionnantes, des sarrans géants, de la rascasses arc-en-ciel, des vieilles tigrées... Il lui arrive même parfois de ramener un spécimen de la légendaire truite ambrée, l'inégalé poisson préféré de feu ce viandard d'Obéron, l'un des rares points en commun entre ce père et son fils, le roi Random.

La truite ambrée est un poisson de mer aussi rare qu'il est fin au goût. Il n'en existe pas de meilleur. Il ne vit que dans l'océan d'Ambre et n'a pas d'équivalent en Ombre. C'est un animal rusé qu'il est difficile de prendre au piège sans une grande astuce et une infinie patience...

La journée a été particulièrement chaude en Ambre. En cette fin d'après-midi, le ciel est bas et l'air est pesant. L'orage couve. C'est un temps fidèle à l'humeur du jour du roi Random. Exaspéré par les lourdeurs de sa fonction, le jeune monarque tente une escapade sur le port. Grimé et revêtu de vêtements bourgeois commun, il part lui-même à la recherche de ce pêcheur dont on parle comme d'un magicien et qui aurait toujours dans sa pêche miraculeuse des truites ambrées, l'un des poissons préférés de l'ambrien et l'un des plus difficiles à se procurer.

Ramdom aborde l'homme franchement, sans précaution :

- Bonjour pêcheur. Je voudrais voir ce que tu as à vendre. Qu'est-ce que tu me proposes ?

Ses lourds croquenots bien à plat sur le quai, les jambes pliées à angle droit dans leurs épais pantalons gris, le torse sous le gros manteau noir comme une voile au vent et les épaules aussi larges qu'une vergue de grand mat, le sombre pêcheur est assis, colossal, sur une des bittes d'amarrage du port, dos à la mer. Sous son énorme patte gauche gauche, il tient une tourte de pain à croûte épaisse et, entre le pouce et l'index, un gros morceau de fromage sec. Dans son autre battoir, il a un impressionnant couteau au manche sculpté dans un os de baleine, son pouce sur le fil de la contre-lame. La tête baissée, dissimulée sous son grand chapeau rond, il regarde ses mains découper, avec des gestes calmes, un gros éclat de frometon que la lame enfourne dans sa trappe de géant. Derrière il amène le pain dont il arrache une bouchée d'un coup de molaires redoutables. Il mâche doucement. Puis le cycle recommence inexorable.

Une fois... deux fois... Comme si le pêcheur était décidé à ignorer Random. Mais alors que le roi est sur le point de se sentir offensé, le gargantuesque noiraud relève la tête. Son regard reste dans l'ombre de son chapeau. Il toise le petit bonhomme qui lui fait face. Enfin il casse le silence relatif du port toujours en effervescence.

- Cela dépend de ce que tu es prêt à faire pour manger un plat... de Roi, l'ami.

Sa vois est sombre comme un vent de tempête sur une mer déchaînée, arrosée par un fort accent du Lambay, l'une des ombres du Cercle d'Or. Fermement, il ajoute :

- Je considère mes prises comme de ma famille. Je ne les vends pas pour une bouchée de pain et pas à n'importe qui. Je tiens à voir de mes yeux comment elles seront dans l'assiette. Tu comprends que je vis de la réputation que me font mes clients. Je ne peux me permettre de faire les frais d'un mauvais marmiton.

Il pointe la lame de son couteau par-dessus son épaule pour indiquer l'étrange navire qui se trouve derrière lui :

- J'ai là de quoi faire une bouillabaisse que ne mérite pas même le roi Random. Fais moi confiance. Invite l'humble pêcheur que je suis dans ton foyer l'ami, et sur ton feu, pour un prix que tu pourras payer, je te montrerai.

L'homme baisse à nouveau la tête et continue son petit-déjeuner, apparemment indifférent à ce qu'on pourrait lui répondre.

Random apprécie de marchander et n'aime pas perdre à ce jeu :

- Montre-moi ta pêche que je juge sur pièce.

Le pêcheur noir ne lèvre même pas la tête de son casse-croûte. Il coupe un dé de fromage, l'amène à sa bouche sur la lame de son couteau puis arrache, d'un coup de molaire, un morceau de pain. Il mâche lentement comme si Random n'était pas là, la lame du couteau sur une cuisse et la provende sur l'autre, puis il avale.

Il range tranquillement les reliefs de son repas dans un sac de tissu qu'il porte en bandoulière et fait disparaître, avec la dextérité d'un prestidigitateur, son couteau dans un pli de son manteau. A ce simple geste, Random constate que l'homme est rapide et très adroit de ses mains.

Il place les mains sur l'intérieur de ses genoux et se dresse sur ses jambes comme une montagne. Il dépasse le roi d'Ambre d'au-moins deux têtes et d'une largeur d'épaule. Il se retourne et descend sur la sombre embarcation amarrée au quai.

Le pêcheur se penche, attrape un cordage et d'une main, remonte une grande nasse dégoulinante, de laquelle il extirpe un salmonidé grand comme son bras. Il tient le poisson d'une poigne ferme, bien en évidence, pour que Random ait le temps d'admirer une truite ambrée vivante, couverte de cette fine cotte d'écaille dorée. Il dit :

- Vous n'en trouverez pas de plus fraîche l'ami.

Il l'a remet dans la nasse qu'il remet dans l'eau. Il ajoute avec un rictus ineffable :

- Bien sûr, il te faudrait le trésor d'Obéron pour te payer ce luxe ou que tu sois un diable de bon gars à connaître et que ça me donne envie de venir te faire à dîner chez toi pour un prix modique.

Random est piqué au vif mais reste prudent contre sa nature. Il sent un piège :

- Je cuisine moi-même mais je suis prêt à te payer un prix qu'on ne te proposera pas ailleurs.

Le pêcheur s'agenouille dans le bateau pour se laver les mains dans l'eau en disant :

- Tu sais l'ami, j'ai déjà tout ce qu'il me faut et je ne laisserai personne d'autre que moi cuisiner ce poisson. Passe ton chemin et trouve-toi un autre pêcheur.

Il se redresse et attrape calmement un cordage. Il commence à appareiller doucement son esquif, sans faire attention à Random, en vue du départ.

Voilà des mois que Michel préparait minutieusement cette rencontre. Des semaines durant, il avait enquêter sur Random. Dans le cercle d'Or, il avait trouvé plusieurs portraits du monarque ambrien, des monographies et de nombreuses descriptions, plus ou moins fleuries, du bonhomme. Par recoupement, il avait fini par dégager les grands traits du Roi Random. Mais, à en écouter parler ses sujets, il s'en était fait une image morale tout autre. Sa chance, un peu forcée par des marches en Ombre, avait été d'avoir pu s'adjoindre les services de plusieurs maître de la pêche en mer, des sommités en écologies marines et autres sorciers des mers. Il avait appris en quelques années tous les tours de magie de la vieille et avait commencé à inventer les siens. Il s'intéressait à un poisson en particulier, un animal légendaire dont le jeune Random était friand, d'autant plus que c'était l'une des seuls choses qu'il partageait avec son père : la truite ambrée, un poisson qui n'existe nulle part en Ombre. Patiemment, des mois durant, Michel avait appris tout de la vie de cet animal fabuleux et avait mis au point une technique de pêche efficace pour s'approvisionner régulièrement en truite ambrée, malgré l'extrême rareté de ce salmonidé doué pour l'esquive. Il avait ensuite travaillé à se faire une réputation de pêcheur miraculeux dans la Cité d'Ambre en attendant que cela attire la curiosité de Random. Un grand chapeau et un fort accent du Lambay avait fait le reste.

Michel était finalement déçu... déçu par ce roi qu'on lui avait décrit comme curieux, hédoniste, joueur et affablé... certainement le meilleur de sa famille. Voilà qui en disait long sur la famille en question. En fait, il était simplement rongé par la peur des siens. Il avait reconnu le sang d'Ambre et l'Empreinte de la Marelle, c'était évident. Dara avait été clair sur le sujet : il ne pourrait dissimuler ça longtemps en présence d'un prince d'Ambre expérimenté. Mais il ne voulait apparemment rien savoir de ce nouveau parent qu'il venait de se découvrir. Très bien. Cela en disait assez. Michel avait d'autre tâche maintenant.

 

Cette affaire était terminée, il/elle n'avait plus rien à faire ici. Prenant sa bourse qui l'attendait sur la table, à côté des chandelles, il/elle partit sans demander son reste.

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L'atout commandé par le roi ne renvoie l'image que d'une chimère. Il manque trop de détail pour lui donner vie. Comme Random, personne en Ambre n'a jamais vu le visage du pêcheur noir. Sans l'ombre d'une piste, les meilleurs limiers royaux font chou blanc et le pêcheur noir ne revient plus en Ambre. Il aurait été si facile d'en savoir plus.